lundi 28 janvier 2008
L’argent, la bourse et… le vin !
Par Stéphane Toutoundji, lundi 28 janvier 2008 à 15:15 :: Billet d'humeur
En ces temps de chaos boursier, on ne peut s’empêcher de se demander quelles seront les répercutions sur la consommation de vin. On nous parle de baisse du pouvoir d’achat et il est évident qu’entre l’indispensable et le reste, le choix sera vite fait. L’achat de vin risque de pâtir de cette récession au niveau national. Mais à l’échelle planétaire, la consommation ne devrait pas baisser, les vins les plus chers se vendront de mieux en mieux, à la différence des autres… qui risquent de souffrir.
Et pourtant, le paradoxe c’est que les bons vins autour de 4 euros n’ont jamais été aussi nombreux. Tant mieux pour les amateurs !
Quand l’écologie frappe à la porte des vignerons...
Mardi dernier, je suis allé à un colloque sur la vigne et l’avenir de la filière, organisé par la société VITIVISTA. Les vendeurs de produits phytosanitaires organisent enfin des colloques sur l’environnement et la manière d’organiser la filière pour lutter contre la pollution. Il était temps et cet effort est louable ! Mr CRESPY, ingénieur agronome et auteur d’un ouvrage intitulé « Fertilisation : qualité des moûts et des vins » a fait une intervention des plus intéressantes. Je m’étais procuré son ouvrage quelques semaines auparavant et je partage son analyse à 100%. En bref, la vigne doit être nourrie correctement, sans excès avec toutes les précautions que cela demande : l’observation, l’analyse et les traitements doivent être raisonnés ensemble car cela influe sur la qualité des vins. Je conseille à tous les viticulteurs de lire cet ouvrage, c’est un des premiers à expliquer aussi clairement ce rapport vigne/vin.
Il faut remettre à plat la manière d’appréhender le vignoble et comprendre que c’est ça qui déterminera la qualité et le style du vin. J’en parle depuis 2 à 3 ans avec mes clients, mais la pression des commerciaux en produits phytosanitaires est telle que le message a du mal à rentrer. L’avenir de la filière et du vin dépendront aussi de cette prise de conscience. Mais les choses commencent à bouger, le CIVB a même lancé un plan Carbone pour la filière viticole. Ouf, ça bouge !

