La question du rôle du négoce fait vraiment débat et c'est tout à fait normal. Cette belle profession ne remplit pas son rôle comme l'explique clairement vincent Levieux qui connait bien le problème comme beaucoup d'autres propriétaires qui font de très bons vins dans des appellations qui ne se vendent pas toutes seules. C'est sûr qu'il est plus facile de vendre un troisième vin d'une prestigieuse appellation du Médoc qu'un bon vin de Fronsac ou des Côtes de Bourg. C'est triste mais cela fait des lustres que cela est comme cela.

C'est comme l'éternel débat sur l'approche bio des vins. Un de mes confrères conseil communique en ce moment sur une charte bio et une oenologie bio. Je veux bien mais je ne comprends pas l'approche. Je vais vous donner un exemple qui va vous perturber et qui laisse ouvert le débat. Dans la vie du vin la transformation malolactique est la deuxième étape dans la vie des vins rouges et de certains vins blancs et elle suit la fermentation alcoolique . La transformation de l'acide malique en acide lactique amène une acidité plus basse dans les vins avec une perte de vivacité et une stabilité chimique accrue. Cette transformation nécessite une température autour de 20° et peut prendre de quelques jours à plusieurs semaines suivant les cuviers et la qualité des vins.

Plus le temps de latence est important entre la fin de la fermentation alcoolique et le début de la transformation malolactique et plus le risque de contaminations et de production de dérivés peu qualitatifs est important.Sans compter l'énergie dépensée pour chauffer les cuves , le gasoil et le CO2 dégagé par les véhicules qui doivent aller au labo amener les échantillons pour contrôle toutes les semaines. Il existe dans le commerce depuis quelques années des préparations de levains bactériens qui marchent et qui évitent tous ces problèmes. Le seul hic ! Ces préparations ne sont pas bio.

Alors que faut -il faire? Vous voyez, rien n'est simple !!! Le débat est ouvert!!